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Définition du Fooding

Que veut dire « Fooding » ? Il n’y pas encore de définition officielle mais ce mot est sur beaucoup de langue. Il y a même une semaine du fooding. Regardons d’un peu plus près :

 

Étant donné qu’il n’existe pas encore de définition officielle, on pourrait traduire ce terme dans ce sens : “Oubliez toutes règles, habitudes, traditions pour focaliser ses efforts vers de nouveaux goûts, sensations, cadres”. Les adeptes du fooding considèrent ce courant comme une façon de penser sans limites. Un monde où tous les sens sont mis à contribution, où ce que l’on voit ne ressemble pas à ce que l’on goûte, où la texture est étrange et les senteurs euphorisantes. Comme nous l’explique le “bureau du fooding”, la racine grecque du mot gastronomie vient de « nomein », qui signifie administrer, réglementer. L’idée était donc d’aller à contre-courant de cette gastronomie, de créer une gastronomie alternative qui récompense l’audace. Alors que l’on assimilait le Fooding à la jeunesse branchée élitiste parisienne, ce véritable courant s’adresse bel et bien à l’ensemble de la population en quête de sentiments, de surprises. Il n’existe pas de véritable recette fooding car cela doit être du ressenti à l’instant “T”. De plus, cela ne s’arrête pas à ce qu’il y a dans l’assiette (bien que l’assiette ait tendance à disparaître), mais à l’ambiance créée autour du repas. Ainsi, ne vous étonnez pas de voir au coin d’une rue résidentielle, un groupement de personnes s’essayant à la poussière de tomate par voie nasale… Des rencontres se créent et s’organisent avec de grands chefs, ce qui vous permet de redécouvrir une cuisine ouverte généralement à toutes les bourses.

Ferran Adrià, cuisinier catalan distingué comme meilleur cuisinier au monde dans son restaurant El Bulli, présente des pastilles glacées au whisky sour, des pétales de rose en tempura que l’on doit préparer 6 heures à l’avance en faisant frire des pétales de rose dans de l’huile d’olive au 0,1°c près, etc. Ce digne empereur de la cuisine abstraite entre tout à fait dans cet esprit de fooding, où les paris les plus osés prennent forme sans pour autant oublier l’essentiel : le goût. 6 semaines minimum, c’est le temps qu’il faut prendre pour avoir peut être la chance de réserver une table au Fat Duck, orchestré par l’un des plus grands emploi chef cuisinier au monde, Heston Blumenthal. Il fait ce que l’on appelle de la “cuisine moléculaire”, ce qui donne un air de Star Treck au menu. Et oui, une de ses qualités est de manier à perfection l’azote liquide afin de cuire les aliments et créer de véritables chefs d’œuvres culinaires comme la sardine sur sorbet de toast et le fenouil cristallisé.

Les liens :

Fat Duck

http://www.relaischateaux.com/fr/search-book/hotel-restaurant/fatduck/

El Bulli

http://www.elbulli.com/

La semaine du Fooding

http://www.lefooding.com/interstitiel.html

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