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Pérou : Lima, la capitale

Après 3h30 de vol depuis Santiago, j’atterris à Lima, capitale du Pérou. Pourquoi cette destination ? Le pays représente la culture Inca. L’aéroport est situé le long de la côte pacifique et le temps est brumeux, mais c’est à priori un quotidien. Passé le contrôle douanier, où les agents sont cordiaux et accueillant, j’embarque dans un taxi, sorti d’une autre époque, en direction du centre. Cette ville de plus de 9 millions d’habitants, entre autre jumelée à Bordeaux depuis 1957, est très anarchique. On passe des kilomètres des maisons en adobe (terre battue avec de la paille) et des quartiers extrêmement pauvres. Peu à peu, les briques et le béton font leur apparition. A la sortie du périphérique, on aperçoit les premières architectures coloniales de la ville initialement fondée en 1535 par l’espagnol Pizarro.

Très rapidement, la ville est devenue la place forte du pouvoir hispanique au Pérou. Le colon Fransisco Pizarro et son armée sont arrivés alors que les Incas étaient en pleine guerre civile. Ne connaissant pas encore le fer et le bronze, cette civilisation n’a pas pu lutter contre les armes à feu, les armures et les soldats montés sur chevaux. La monarchie inca et les généraux, en tête des combats ont été anéantis en quelques combats. Privé de son élite et de son pouvoir, le peuple inca s’est trouvé incapable de prendre des décisions et de résister. Ils se sont aussitôt soumis puis l’église a procédé à l’évangélisation des indigènes. En quelques décennies, cette civilisation a disparu avec ses mythes, sa culture, son histoire et secrets. La majorité des cités ont été détruites pour construire les nouvelles villes des espagnols. L’or généreusement offert par les incas a été fondu pour tapisser les autels des églises et les nouveaux palais. Sans doute très résumée, vous trouverez davantage d’informations dans les ouvrages des historiens ; mon but étant de vous parlez de la ville d’aujourd’hui.

L’activité industrielle de la ville s’est développée sur la côte, ce qui rend le littoral totalement inintéressant et laid. S’enchainent entreprises d’automobile, de textile, de peinture et d’agroalimentaire. Avec son industrie de pêche, la ville est devenue le 1er producteur mondial de farine de poissons, qui sert à alimenter le bétail de la planète…

Tout l’attrait de la ville se concentre dans son centre historique, classé au patrimoine mondial de l’unesco et sa gastronomie.

Pour les visites sur la place d’Armes…

A proximité de la place d’Armes, on trouve le palais Torre Tagle, construit en 1735, abritant désormais le siège du Ministère des Affaires Etrangères. Il est considéré comme le meilleur exemple de l’architecture de l’époque, fortement inspirée par l’Andalousie, pour ses balcons de bois sculpté, son oratoire de style baroque décoré de glace et sa façade en pierre finement sculptée.

La cathédrale est construite là où se trouvait la première église principale de Lima. L’intérieur est austère, bien qu’il abrite de véritables trésors historiques, tels que les stalles du chœur de Baltasar Noguera, divers autels latéraux et la dépouille de Francisco Pizarro, fondateur de la ville.

A côté de la cathédrale, se situe le palais de l’archevêché, construit dans un pur style néocolonial, intégrant des parties en bois et en pierre finement sculptées d’influence baroque. L’édifice a été inauguré en 1924 pour fêter l’étroite relation entre l’église catholique et le gouvernement de l’époque.

Le palais présidentiel fut la résidence de Francisco Pizarro. Il possède de nombreuses cours intérieures et de nombreux salons dédiés à d’illustres personnalités de l’histoire péruvienne, et richement décorés avec de grandes œuvres d’art.

En marchant dans les rues, on peut remarquer de belles façades coloniales qui illustrent la puissance et la richesse de la ville à l’époque.

En visitant la ville, je me suis retrouvé en plein « pasacalle ». C’est une sorte de défilé musical, interprété par des groupes déguisés ambulants. L’origine de ce folklore, très répandu au Pérou et en Equateur, prend son origine dans les traditions populaires espagnoles à l’époque baroque.

Pour la cuisine…

La cuisine Péruvienne serait parmi les plus diversifiées au monde par sa particularité géophysique, le mélange de race et de culture et l’adaptation des cultures millénaires à la cuisine moderne. Je dois reconnaitre que j’ai été surpris par les textures, les saveurs et les présentations. J’ajouterais d’ici peu quelques photos de plats (qui se sont égarés dans mes fichiers). Parmi les découvertes, des variétés de pomme de terre, de maïs et la viande d’alpaca (cousin du Lama), à la chair proche du veau. Si vous devez réserver, voici 2 conseils :

Central Restaurante : une cuisine inventive, raffinée et surprenante

Pescados Capitales : une cuisine traditionnelle goûteuse et délicieusement préparée où les habitués doivent réservés à l’avance, si non espérer longtemps dans la file d’attente.

Comments

pierre

salut fabrice
merci pour le voyage dépaysant ; je crois avoir lu en effet que Lima était devenu une plaque tournante de la gastronomie sud am&riciane !!
à plus Pierre

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